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La performance énergétique prend une place croissante dans les décisions immobilières. État du bâtiment, système de chauffage, isolation ou travaux à prévoir : autant d’éléments qu’un propriétaire doit aujourd’hui considérer, notamment lorsqu’il envisage de vendre son bien. 

Dans le canton de Vaud, cette évolution va s’accélérer avec la nouvelle loi sur l’énergie, dont l’entrée en vigueur est prévue en janvier 2027. Son objectif ? Accélérer la rénovation du parc immobilier, réduire le recours aux énergies fossiles et développer les énergies renouvelables. 

La rénovation énergétique s’accélère en Suisse 

À l’échelle nationale, le bâtiment constitue l’un des principaux leviers de la transition énergétique. En 2025, la Confédération et les cantons ont engagé 636,4 millions de francs en faveur de la rénovation énergétique et des bâtiments à haute efficacité énergétique. Dans le cadre du Programme Bâtiments, 516,4 millions de francs ont été versés. Le renouvellement des systèmes de chauffage progresse également : 20’097 installations au mazout, au gaz ou électriques ont été remplacées en 2025, dont 82 % par des pompes à chaleur. 

Pour les propriétaires, ces évolutions renforcent l’intérêt de connaître la performance énergétique de leur bien et d’anticiper les éventuels investissements à venir. 

Vaud : quelles nouvelles obligations pour les propriétaires ? 

La nouvelle loi vaudoise sur l’énergie prévoit une mise en œuvre progressive. Tous les propriétaires ne devront donc pas entreprendre des travaux dès 2027. 

Plusieurs mesures peuvent néanmoins concerner directement le parc immobilier résidentiel. 

Un CECB pour les bâtiments construits avant 1986 

Les propriétaires de bâtiments construits avant le 1er janvier 1986 devront faire établir un Certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB) d’ici 2032. 

Le CECB permet d’évaluer la performance énergétique d’un bâtiment et de son enveloppe selon une échelle allant de A à G. Il donne ainsi une vision plus précise de son efficacité énergétique et des éventuelles améliorations à envisager. 

Pour les bâtiments les plus énergivores de plus de 750 m², des échéances d’assainissement sont également prévues : les bâtiments classés G concernés devront atteindre au minimum la classe D d’ici 2037, et ceux classés F d’ici 2042. 

Une sortie progressive des chauffages au mazout et au gaz 

Autre évolution importante : les installations de chauffage fonctionnant au mazout ou au gaz devront progressivement laisser la place à des solutions utilisant des énergies renouvelables. Lorsqu’un chauffage fossile arrive en fin de vie, son remplacement devra notamment pouvoir s’effectuer par une pompe à chaleur, un chauffage au bois ou un raccordement à un réseau de chauffage à distance, selon les caractéristiques du bâtiment et les possibilités existantes. 

La loi prévoit également des échéances maximales : 2042 pour les chauffages fossiles installés avant 2020 et 2047 pour ceux installés après 2020. 

Il ne s’agit donc pas d’imposer un remplacement généralisé dès l’entrée en vigueur de la loi, mais d’organiser une transition progressive du parc immobilier vaudois. 

Le solaire davantage intégré aux rénovations 

Le développement de l’énergie solaire constitue un autre axe de la nouvelle législation. 

Une installation photovoltaïque devra en principe être intégrée aux nouvelles constructions, mais également en cas de rénovation de toiture ou de surélévation importante d’un bâtiment. Les autres bâtiments existants ne seront pas soumis à une obligation générale d’équiper immédiatement leur toiture. Pour accompagner cette transition, le Canton prévoit près de 800 millions de francs pour la période 2027-2032, notamment à travers des subventions destinées à l’assainissement énergétique et au développement des énergies renouvelables. 

Quel impact sur un projet de vente immobilière ? 

Ces nouvelles exigences ne signifient pas qu’un propriétaire doit nécessairement rénover son appartement, sa maison ou son immeuble avant de le vendre. Elles rendent toutefois la connaissance des caractéristiques énergétiques du bien de plus en plus importante. 

L’âge et le type de chauffage, l’état de l’isolation, la performance énergétique ou les investissements susceptibles d’être nécessaires à moyen terme sont autant d’informations qui peuvent être examinées par un acquéreur et intégrées à son appréciation globale du bien. 

Dans ce contexte, la question pour un propriétaire n’est pas simplement « faut-il rénover avant de vendre ? », mais plutôt : quelle stratégie adopter pour commercialiser son bien dans les meilleures conditions ? Selon sa situation, il peut être pertinent de réaliser certains travaux en amont, tandis que dans d’autres cas, une commercialisation en l’état sera plus adaptée. La localisation, le type de propriété, son état général, le marché et le coût des travaux doivent être considérés dans leur ensemble. 

Bien connaître son bien avant de vendre 

Les évolutions énergétiques et réglementaires constituent donc un paramètre supplémentaire à intégrer dans une stratégie de vente. 

Une estimation immobilière permet de positionner un bien en tenant compte de ses caractéristiques propres, de son état, de son potentiel et de la réalité du marché local. Grâce à la diversité de ses métiers, la SPG réunit également des compétences complémentaires en matière d’évaluation, de rénovation et d’efficacité énergétique. Cette approche permet, lorsque cela est nécessaire, d’intégrer les dimensions techniques et énergétiques à la réflexion immobilière. 

Vous envisagez de vendre votre bien ? 

Notre équipe des ventes résidentielles vous accompagne dans son estimation et dans la définition d’une stratégie de commercialisation adaptée à votre projet. 

Sources : État de Vaud – nouvelle loi vaudoise sur l’énergie et FAQ 2026 ; Confédération suisse – Programme Bâtiments, données 2025 publiées en août 2026.