Illustration Megamenu

En 2026, le marché immobilier suisse entre dans une phase plus lisible après plusieurs années de fortes fluctuations. Suite à la dernière décision de la Banque nationale suisse (BNS) en mars de cette année, les taux directeurs restent stables et influencent directement les taux hypothécaires en Suisse. Dans ce contexte, une question clé se pose : faut-il acheter ou vendre en 2026 ? L’analyse de la SPG des impacts concrets sur les projets immobiliers en Suisse romande. 

Une stabilisation après les baisses 

Après un cycle de baisse amorcé en 2024, la BNS a opté pour un maintien de son taux directeur à 0,00 % en mars 2026. Concrètement, cela signifie que les taux hypothécaires fixes et SARON restent globalement stables, que les conditions de financement demeurent attractives et que le marché sort d’une phase d’ajustement pour entrer dans un plateau plus durable. Aujourd’hui, les taux hypothécaires à long terme évoluent généralement entre 1,2 % et 1,8 % selon les profils et les durées. 

Acheter : un contexte favorable mais moins opportuniste 

La stabilité des taux permet aux acquéreurs de se projeter plus sereinement et de sécuriser un financement dans des conditions encore favorables, tout en évitant les effets de volatilité observés les années précédentes. Le contexte reste donc attractif pour les acheteurs. 

Cependant, la baisse des taux n’est plus aujourd’hui le moteur principal du marché. Il y a moins d’effet d’urgence à acheter, les banques se montrent plus attentives au profil des emprunteurs et les prix restent soutenus dans les zones tendues comme Genève ou Lausanne. L’année 2026 reste une excellente période pour acheter, à condition d’avoir un projet structuré et un financement solide. 

Vendre : un marché plus sélectif 

Pour les vendeurs, le contexte reste globalement porteur mais il évolue. La demande demeure présente avec des acquéreurs actifs et des conditions de financement qui soutiennent leur capacité d’emprunt. 

En revanche, la dynamique du marché change progressivement. Les acheteurs comparent davantage, les décisions se rationalisent et le positionnement du prix devient un facteur déterminant. Aujourd’hui, la qualité du bien, sa localisation et la justesse du prix priment davantage que l’effet des taux. 

Suisse romande : des marchés toujours dynamiques mais contrastés 

En Suisse romande, les dynamiques restent solides mais varient selon les secteurs. À Genève, le marché demeure particulièrement tendu avec une offre limitée et une pression importante sur les prix. À Lausanne et plus largement sur l’Arc lémanique, l’attractivité reste élevée, notamment pour les biens de qualité. 

Dans les régions périphériques, les opportunités sont plus accessibles mais la demande se montre plus sélective. Le niveau des taux soutient l’ensemble du marché, même si les écarts entre biens tendent à se creuser. 

Faut-il acheter ou vendre en 2026 ? 

Acheter en 2026 présente plusieurs avantages avec des conditions de financement stables, une bonne visibilité sur l’évolution des taux et des opportunités encore présentes sur le marché. 

Vendre reste également pertinent grâce à une demande active et un marché encore porteur, mais cela nécessite aujourd’hui un positionnement stratégique plus fin pour maximiser le potentiel d’une vente. 

Notre analyse 

Le marché immobilier suisse en 2026 marque un tournant. On passe d’un marché porté par la baisse des taux à un marché davantage piloté par ses fondamentaux. 

Cela signifie moins d’effet conjoncturel, plus d’importance accordée à la qualité des biens et des décisions d’achat comme de vente plus réfléchies. Le marché gagne en maturité et en sélectivité. 

Que vous envisagiez d’acheter ou de vendre, une analyse précise du marché et de votre situation reste essentielle pour sécuriser votre projet, les équipes de la SPG vous accompagnent à chaque étape avec une approche rigoureuse, locale et orientée résultats.